
Watts, lumens, lux, PPF, PPFD, DLI, Kelvin, IRC : les fiches des lampes horticoles alignent des chiffres qui ne disent pas tous la même chose, et certains ne disent presque rien d'utile pour les plantes. Ce glossaire explique chaque valeur, ce qu'elle mesure vraiment et comment s'en servir pour choisir une lampe. Pour le principe général, voir lampe de croissance : comment ça marche ?
Le résumé en un tableau
| Valeur | Unité | Ce qu'elle mesure | Utile pour les plantes ? |
|---|---|---|---|
| Puissance | W | La consommation électrique | Oui, si c'est la puissance réelle |
| Puissance équivalente | W « eq. » | Une comparaison marketing | Non |
| Flux lumineux | lumens (lm) | La lumière totale émise, vue par l'œil humain | Partiellement |
| Éclairement | lux (lx) | La lumière reçue sur une surface, vue par l'œil | Oui, pour une lampe blanche |
| PPF | µmol/s | La lumière utile aux plantes émise par la lampe | Oui, très |
| PPFD | µmol/m²/s | La lumière utile aux plantes reçue à un endroit | Oui, très |
| DLI | mol/m²/jour | La lumière utile reçue sur toute une journée | Oui, la plus parlante |
| Efficacité | µmol/J | La lumière utile produite par watt | Oui, pour comparer |
| Température de couleur | Kelvin (K) | La teinte d'une lumière blanche | Un peu |
| Rendu des couleurs | IRC (Ra) | La fidélité des couleurs éclairées | Pour l'œil, pas pour la plante |
Watts réels et watts « équivalents »
La puissance réelle est ce que la lampe consomme. Pour une lampe LED, c'est un bon indicateur de la lumière produite : une lampe de 25 W réels éclaire en général plus qu'une lampe de 10 W. La puissance équivalente (« 300 W eq. », « 1 000 W ») compare la lampe à d'anciennes technologies et gonfle les chiffres d'un facteur 5 à 10. Ne vous y fiez pas. Le coût d'usage est calculé dans le guide consommation d'une lampe horticole.
Lumens et lux : les mesures de l'œil humain
Les lumens mesurent toute la lumière émise par la lampe, dans toutes les directions. Les lux mesurent la lumière qui arrive sur une surface : 1 lux = 1 lumen par mètre carré. Les lux sont faciles à mesurer avec un luxmètre ou une application, ce qui les rend pratiques.
Leur défaut : ils sont pondérés selon la sensibilité de l'œil humain, très sensible au vert-jaune et peu au rouge et au bleu. Or les plantes utilisent très bien le rouge et le bleu. Pour une lampe blanche, les lux donnent une bonne estimation ; pour une lampe violette, ils sous-estiment fortement la lumière utile.
PAR, PPF et PPFD : les mesures des plantes
- PAR (rayonnement photosynthétiquement actif) : la lumière entre 400 et 700 nm, celle que les plantes utilisent pour la photosynthèse.
- PPF (flux de photons photosynthétiques), en µmol/s : la quantité totale de lumière PAR émise par la lampe. C'est la meilleure mesure de la puissance utile d'une lampe. Les bonnes marques l'indiquent (par exemple 27 µmol/s pour une ampoule SANSI de 15 W).
- PPFD (densité de flux de photons photosynthétiques), en µmol/m²/s : la lumière PAR reçue à un endroit précis. Elle dépend de la distance. Un fabricant qui annonce un PPFD doit préciser à quelle distance il l'a mesuré.
Pour une lampe LED blanche, 1 µmol/m²/s de PPFD correspond à environ 65 à 75 lux. Une plante verte d'intérieur se contente de 50 à 150 µmol/m²/s, des aromatiques ou des semis demandent 150 à 300 µmol/m²/s.
DLI : la lumière sur toute la journée
Le DLI (Daily Light Integral), en mol/m²/jour, additionne la lumière reçue pendant toute la journée. Il se calcule simplement : PPFD × heures d'éclairage × 0,0036. Une plante qui reçoit 100 µmol/m²/s pendant 12 heures reçoit donc environ 4,3 mol/m²/jour. C'est la valeur la plus utile, car elle combine intensité et durée. Les besoins par type de plante sont dans le tableau de notre calculateur, qui fait ce calcul pour vous.
Efficacité en µmol/J
L'efficacité indique combien de lumière utile la lampe produit par watt. Environ 1,5 µmol/J pour une lampe à pince d'entrée de gamme, 2,2 à 2,8 µmol/J pour un bon panneau LED (LED Samsung, Osram ou Bridgelux). À puissance égale, une lampe à 2,7 µmol/J éclaire presque deux fois plus qu'une lampe à 1,5 µmol/J.
Kelvin, IRC, angle et indice IP
- Température de couleur (K) : 2 700 à 3 500 K pour un blanc chaud, 4 000 K neutre, 5 000 à 6 500 K froid. Elle change surtout l'apparence de la lumière ; voir spectre complet.
- IRC (indice de rendu des couleurs) : au-dessus de 90, les couleurs des feuilles et des fleurs paraissent naturelles. C'est un critère de confort, pas de croissance.
- Angle de faisceau : 60° concentre la lumière sur une plante, 120° la répartit sur une surface plus large mais moins intensément.
- Indice IP : IP65 signifie étanche aux projections d'eau, utile dans une véranda, une serre ou près des arrosages.
Questions fréquentes
Quelle est la valeur la plus importante sur une lampe horticole ?
Le PPF quand il est indiqué, sinon la puissance réelle en watts. Ensuite, le PPFD ou les lux à la distance où vous placerez la lampe.
Combien de lumens pour une lampe horticole ?
Environ 1 000 à 2 000 lumens à 30 ou 40 cm pour une plante d'intérieur, 3 000 lumens et plus pour des aromatiques ou des semis. Les lumens sont peu fiables pour les lampes violettes.
Comment convertir des lux en PPFD ?
Pour une lampe LED blanche, divisez les lux par 65 à 75 environ. Pour la lumière du soleil, par environ 54. Pour une lampe rouge et bleue, la conversion est très approximative.


